Serial killer
mars 7, 2009
C’est de lui essentiellement qu’il est question avec l’homme en face de moi. Je lui parle de ce serial killer à l’intérieur. Cet individu non défini qui m’oblige à éclater dans tous les sens. Je sens monter une chaleur, à la tête, ma vue se brouille et tout explose, les barrages lâchent. Trop de souffrance. J’ai dit qu’il fallait que j’apprenne à le contrôler puis de suite j’ai changé de maux : que j’apprenne à devenir son amie. Pour qu’il en m’effraie plus ni moi ni les gens. L’homme en face qui porte des lunettes rouges me parle de plus en plus de mon corps. Sans doute il souhaiterait évaluer mon handicape. Il a compris tout ce que je cachais. Je sens qu’il me pose trop de question avec ce mot à l’intérieur.
J’ai peur de devoir l’éliminer. Je ne sais pas si c’est possible, j’ai besoin de lui. Encore quelques temps en tout cas. Pour l’instant, j’arrive à éviter. Mais je sais qu’il a compris. C’est une découverte récente. Quelques séances qu’il réfléchit à ça. Quatre au plus. Quatre de trop.
Assumer
mars 7, 2009
Je lui ai dit hier que je ne voulais plus rien faire avec lui. Trop loin, trop proches, trop engagés ailleurs. Lui et sa femme, son enfant. Il aurait du être pour moi mais tout est arrivé trop tard. Je n’ai plus de réponse, il a compris et maintenant à moi d’assumer mais je suis là toute seule et ça me fait mal. J’ai du penser à tous ces garçons ces dernières années qui ne font rien pour moi et que j’ai aimé en secret. Sans leur dire. Sans qu’ils voient mes sentiments. Avec LUI c’est encore plus dur mais je ne suis pas une belle fille que quinze ans sur la plage. Je ne suis pas cette personne. Je suis le contraire : j’ai connu la laideur de près. Et je la regarde faire son ouvrage. Hier une dernière amie m’a annoncé qu’elle attendait un bébé. Il y en a beaucoup ces temps-ci. Les dernières années qui permettent ça. Je suis seule, moi je n’attends rien. Et surtout personne. Ni à l’intérieur, ni à l’extérieure. C’est à moi d’assumer en secret ce sentiment de solitude. Si LUi n’est pas là pour moi alors c’est qu’il n’est pas celui que je croyais. Je n’ai plus à réfléchir la dessus. Je n’ai plus qu’à souffrir de comprendre ça en détail et c’est mieux que je coupe les ponts pour y arriver.
Sans doute je dois faire parti de ces gens qui n’ont pas le destin qu’ils attendaient ou qu’ils espéraient. J’ai beaucoup attendu les choses, bien plus que les autres. Tout est lent à venir, voir ne vient pas. Je ne suis pas quelqu’un de gâté par la vie.
Je suis quelqu’un qui n’aura jamais existé. Ca me fait pleurer de voir les autres respirer si facilement.
spleen et idéal
mars 6, 2009
C’est bizarre de croiser un homme dans sa vie qui correspond au fantasme, à l’idéal qu’on s’était crée vers 22 ans.
Il est tout ce que je pensais qui ne pouvait pas exister chez un homme. Je croyais qu’il ne pourrait pas avaler ces études. Les digérer et le voir pour ce qu’elles sont. Aucun garçon n’avait fait ça sauf le vieux.
Lui il est là devant moi. Il y a trois jours plutôt. Et je l’écoute, il a ma vie en lui. Mais nous sommes tous les deux dans quatre. C’est à dire pas seul. C’est à dire même cinq à cause de ce qu’il a fait avec elle.
Bref, c’est un idéal qu’on ne peut pas toucher. Juste croiser et c’est terminé. Se dire que ça n’était pas possible de vivre ça, c’est cruel. Je veux plus rien après une déception pareil. Je croyais tellement que si je rencontrais cet homme un jour, on se verrai et que rien d’autre ne serait envisageable. Là, on est figé dans la vie des autres, rien de possible. Ca me donne le spleen d’avoir rencontré cet idéal.
On était avec M au café, il la rencontré. on a discuté de nos histoires. Je regardais ses bagues, sa main, j’avais envie de la mettre dans la mienne. Et j’en ai marre. Comme une sorte d’aimant dans mon corps qui m’obligeait. puis, il est parti et mac do pour tout ce qui reste. Mais M. ne me disait plus rien, j’avais pas faim.
Le lendemain, M. m’a fait une crise d’avoir trop compris mon cerveau. Depuis, il ne veut plus qu’on baise même si on a jamais baisé. Il veut plus faire semblant.
sommaire
février 22, 2009
En fait, je vais me servir de R pour éliminer M mais ça s’arrêtera là. Je sais que ça n’ira pas plus loin. Quand on s’est revu, j’ai compris un truc étrange. On était au cinéma et passé la première demi-heure, je suis allée aux toilettes. Là, tout en pissant, mon cerveau a comme été submergée d’une évidence : R ma moitié. C’était comme une brûlure au crâne qui m’a fait comprendre de manière physique qu’ il était pour moi. Il a tout ce que j’ai toujours recherché sans penser que ça pouvait exister. Il est un rêve que je traîne depuis quinze ans.
Nous avons le même décodeur et le même désir.
Quand je suis revenue, il a posé sa main sur moi. Mais je lui ai rendue.
Et j’ai bien fait car pour lui, j’étais juste un coup, je l’ai compris un peu plus tard dans la conversation. Un malentendu pornographique. C’est étrange de vivre le feu comme ça, seule, et de découvrir que ça n’est qu’un film qu’on se fait. Quand je le reverrai, je pense que je ressentirai toute l’ampleur de mon erreur cervicale. Et je n’irai pas plus loin, à la limite même ça ne me fait plus rien. Il n’y a plus d’homme idéal dans ma vie. Il n’y a que du réel et du vide. Une non envie de tout.
Tout a changé
février 16, 2009
Il n’y a plus de M. Il n’y a plus de P.
Il ya six mois, j’ai trouvé un livre qui m’a plus alors j’ai trouvé son propriétaire. Dans une réunion Tupperweare. Il n’a pas su que j’étais là pour lui mais il m’a vu quand même. On a bu un verre, on a discuté. On s’est rendu compte à quel point on était les mêmes. On vient du même passé. On s’est revu et le fait qu’il existe m’a fait oublier M.
Possible que j’avais sans doute déjà très envie de sortir de cette histoire mais rien ne m’aidait dans ce sens. Là, j’ai trouvé le moyen physique de me délivrer.
Je ne sais pas si j’aime R. Je le trouve idéalement mon double mais pas forcément non plus. Beaucoup de choses et de gens nous séparent. Trop sans doute pour moi. Je n’ai pas l’envie de batailler après mon histoire laborieuse avec M.
Soit les choses sont évidentes, soit elles ne sont pas. Quand je dis pareil, je pense fantasme car nous sommes sans doute très différents et pas forcément solubles. Je pense aussi que je m’en fous. Le plus important : je suis délivrée de M. Reste à faire le test.
Nous sommes dimanche. depuis mercredi j’ai mal au dos, c’était passé mais c’est revenu de manière fulgurante aujourd’hui. Je pense être infectée et je vais devoir sans doute arrêter le sucre pour arrêter la septicémie. J’en ai trop mangé. Voilà.