Cette nuit j’ai vu qu’ Annabelle n’était pas bien. Ou c’était moi ? Je la retrouvais dans un hall de centre commerciale pratiquement vers la sortie. Presque par hasard. Elle était belle, sophistiquée. Elle m’a parlé , m’a demandé ce que je devenais. Sans trop de réponse. La chose la plus importante pour moi, lui dire que j’étais amoureuse de M.. Elle a fait une drôle de moue. Un peu désabusée mais plutôt du genre non, ça n’est pas le plus important. A ce moment là, j’ai vu ses sourcils très épilés. Un air de Romy Schneider sur la fin. Du bleu aux yeux et j’ai pensé qu’elle était suffisamment belle pour plaire vraiment à des gens comme M.  Annabelle a toujours fait parti de ces filles du collège dont on savait qu’elle aurait pu être actrice et  correspondre aux attentes exigeantes  d’un public papier glacé. J’ai repensé à son corps, sa jolie peau. Pas de graisse, ni de vergéture. Aucun défaut. Le corps parfait et même les seins un peu lourd. Une beauté italienne. Sauf peut-être son nez, un peu trop fabriqué et qui m’a toujours donné l’impression de sonner faux. Mais tout de même belle. Elle m’a parlé de ce que je faisais. Elle je l’ai compris à demi mots avait une place importante, peut-être même était propriétaire du centre commerciale. Parvenue. L’inverse de moi. Mais Annabelle ne pouvait qu’arriver socialement. De ces filles de la haute société élevées dans les meilleurs collèges. Construite pour être belle, intelligente, bonne élève et bonne mère. Elle me dit qu’elle avait aussi un enfant et tout à coup, quelque chose tombe. De l’intime entre nous. Annabelle me précise que ça n’est pas ce qu’elle pensait ni comme elle le rêvait. Des gens autour de nous, sans doute des collègue, nous partons dans une autre pièce, nous circulons beaucoup dans ce rêve. C’est un passage. Cette intimité à la fois me gène et me touche.  J’ai toujours su qu’elle rêvait d’une intimité avec moi mais je n’ai jamais ni compris pourquoi ni vraiment voulu. J’ai toujours gardé mes distances. Cette fois son coté écorché m’émeut, ça peut être différent. Puis elle me redemande sans doute ce que je fais. Je n’ose pas lui dire. Mais je dis quand même, j’écris. Ca e l’a convaint pas, Annabelle me dit qu’elle sait. Je comprends qu’elle parle de mails qu’elle a intercepté. Je ne sais pas comment mais elle sait ma situation. Plus rien à avouer.  Quelque part je me sens libérée.  Annabelle s’écroule devant moi, tombe. Annabelle est près des anges. En se réveillant, j’apprends qu’elle prend des oestrogène, apparement ça lui réveille ça libido. Quleque chose de sexuelle cette fois nait entre nous. Puis, elle me parle des gens qui m’espionne. ceux par qui elle a su… Je lui parle de mon travail/ Mes travails. Puis écrire. Mes blog, je lui donnerai des liens. Je ne sais pas tout est floue après. Plus vraient nécessaire. 

 

La même nuit, je vais chez les parents de M. La soeur a une grande natte, elle m’accueille fébrile, elle sait que son frère est amoureux de moi. Elle parle tout haut , fort, je suis gênée, elle est heureuse qu’on s’aime. Je suis mal à l’aise.  X est au fond du jardin, il entend tout. Je tente de faire comprendre à la soeur que son frère malgré ses espérances et.. Enfin on comprend, on se comprend. Et donc rien de possible. Elle est un peu mal à l’aise de savoir que je sais ce qu’elle sait. Sans doute, elle voulait un enfant pour lui et j’étais cette espérance. Et je lui annonce que mon copain est là. Pour elle un coup, ça elle ne savait pas que j’étais accompagnée dans la vie. Je n’ose pas lui dire, je lui cache que j’aime son frère profondément. Violemment. Toute la famille est là, des frères, des cousins, les parents. On mange ensemble comme une nuit de fiançailles et M. apparaît. Je ne sais plus, il arrive toujours le moment où nous nous prenons dans les bras. Notre amour est fort. Difficile. Exigeant mais réaliste. Nous savons précisément chacune de nos traversées. L’impossible aussi. 

H

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